
Depuis quelques années, le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) soumettent les propriétaires à une pression croissante. Le calendrier d'interdiction de location des logements les plus énergivores semblait en effet tracer une voie sans issue pour beaucoup. Toutefois, une évolution de taille s'annonce, redessine le paysage et offre un inattendu souffle de soulagement.
Un calendrier inflexible et des inquiétudes légitimes
L'échéance a été claire ! Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ont été interdits à la location. Le couperet se déplacera ensuite vers la classe F en 2028, puis vers la classe E en 2034. Cette progression laissait craindre pour des millions de résidences principales, potentiellement condamnées à rester vacantes, faute de travaux de rénovation souvent coûteux. Confrontés à des investissements massifs pour maintenir leur patrimoine en location, les propriétaires-bailleurs sont inquiets par ces interdictions de location.
Un tournant stratégique en 2026
C’est ici que le dispositif opère une mue significative. Depuis le début de l’année, le calcul du DPE a été rééquilibré pour tenir compte de la réalité du parc immobilier français. Le coefficient appliqué à l'électricité, jadis de 2,3, a été abaissé à 1,9. Concrètement, cet abaissement représente une réduction de 17,4 % de l'énergie primaire constatée pour ces logements. Cette mesure salutaire vise à reconnaître les performances des systèmes de chauffage électrique modernes, notamment les pompes à chaleur.
Un impact direct et mesurable sur le marché
Les conséquences de cet ajustement seront immédiates. On estime qu'environ 47 % des logements chauffés à l'électricité, soit près de 7 millions de résidences principales, peuvent voir leur étiquette énergétique s'améliorer. Plus spectaculaire encore, cette révision doit permettre à environ 850 000 logements aujourd'hui classés F ou G de sortir du statut de « passoire thermique ». Ainsi, ces biens retrouveraient leur droit à la location. Cette réforme du DPE à Saint-Lumine-de-Clisson ou ailleurs offre une bouffée d'air bienvenue aux propriétaires-bailleurs et fluidifie le marché locatif.